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Ce pain est dit essène car sa recette a été retrouvée dans les documents de la Mer Morte et remonte aux Esséniens, dont j'ai parlé dans mon précédent
article.
Au niveau nutritionnel ce pain est très riche en vitamines E et B1 et minéraux.
La vitamine E est un puissant anti oxydant qui retarde le veillissement cellulaire.
La vitamine B1 joue un rôle important dans l'assimilation des sucres loin d'être inutile pour nous autres sportifs à la recherche de glycogène !
Ce pain est aussi extrèmement riche en oligo élément .
Dans un sachet plastique au réfrigérateur, il se conserve plusieurs jours.
VALEUR NUTRITIONNELLE MOYENNE POUR 100 g :
RECETTE :
1 : Trempage
Prendre 500 g de blé tendre à germer (produit en vente dans tous les magasins bio)
le faire tremper dans un saladier 24h.
Puis le repartir dans une grande passoire (au fond + sur les montants)
2 : Germination
Mettre la passoire sur un saladier ou assiette creuse contenant un peu d'eau (pour garder une humidité ambiante)
laisser le blé germer 24h (voir 2 jour...)en humifiant celui-ci au moins 1 à 2 fois (passer la passoire sous l'eau)
Il faut attendre qu'apparaissent des germes d'une taille de 2 à 3 mm.
Ne pas attendre que les germes verdissent ( la qualité du pain serait bien sûr aussi excellente mais le goût moins bon)
3 : Broyage
Broyer au robot menager les grains germés avec une petite cuillère à soupe de sel et un peu d'eau jusqu'à obtention d'une pâte épaisse.
4 : Cuisson
Mettre la pâte dans un moule à cake (ou plusieurs petits moules, plus facile ensuite pour l'emballage) sans oublier de mettre du papier sulfurisé au fond du
moule au à défaut beurrer légèrement le moule (la pâte du pain essène est très collante)
recouvir d'une linge humide , laisser fermenter encore 24h
cuire 1h 30 à four moyen : 150°C
L'Évangile essénien de la Paix – En quatre volumes.
D'après les anciens textes araméens et slavon.
Par Edmond Bordeaux-Székely, éditions Ambre.
Traduit de l’Anglais par le Docteur Bertholet.
Né le 5 mars 1905, Edmond Bordeaux Székely fut un érudit hongrois, un philosophe et un expérimentateur de la vie naturelle.
De 1923 à 1925, alors qu’il était doctorant, il fut autorisé à aller consulter les archives secrètes du Vatican, et eut ainsi accès aux écrits des Esséniens.
Les Esséniens étaient les membres d’une communauté juive fondée au 2ème siècle avant Jésus- Christ et qui semblent avoir marqué de leur empreinte les débuts du Christianisme.
Les principaux groupements s’établirent sur les rives de la Mer Morte. Ils laissèrent un héritage de principes de vie en totale communion avec la nature. Ils pratiquaient la mise en commun des biens, vivaient en autarcie, pratiquaient le jardinage, l’élevage, étaient végétariens et utilisaient les moyens curatifs naturels.
Passionné de l’enseignement qu’ils nous ont laissé, Edmond Bordeaux Székely a publié plusieurs livres sur ce thème.
Nous devons le premier volume de cet Evangile Essénien de la Paix, en quatre volumes, à l’accès qu’a eu Edmond Bordeaux Székely à un manuscrit araméen qui se trouve à la Bibliothèque du Vatican, et dont le double existe en ancien slavon à la Bibliothèque Royale des Habsbourg.
Il date du 1er siècle après Jésus-Christ, et la huitième partie à trait au ministère de Jésus.
Des analogies flagrantes entre le mode de vie des Esséniens et celui des premières communautés chrétiennes ont fait dire à Ernest Renan que le Christianisme est : « Un essénisme qui a réussi ».
Je serais plus réservée et dirais plutôt : «Un essénisme qui aurait pu réussir ».
En effet, 2000 ans plus tard, que reste-t-il du message contenu dans ce manuscrit dont l’humanité souffrante aurait tellement aujourd’hui, dans un monde pollué à un point tel qu’on ne nous cache même plus que les « jours » de la planète pourraient être comptés, un monde dominé par le profit, la maladie, l’injustice…
Un message d’amour basé sur le partage, la paix, et aussi la prévention de la maladie par un mode de vie sain que les hygiénistes du début du 20ème siècle ont suivi : végétarisme, cures d’air, d’eau et de soleil, paix intérieure et avec les autres, principes simples dont l’humanité s’est éloignée et vers lesquels ils s‘avère urgent de revenir !
Combien d’exégèses, de prédications, ont essayé d’apporter une réponse au fameux don de thérapeute de Jésus, qui, dans notre monde pollué, où l’homme ne voit dans la maladie qu’un fait du hasard et ne compte plus sur la chimie pour la combattre, apparaît comme un mystère ne pouvant relever que de la magie, ou d’une intervention divine directe ?
Et si pourtant tout était plus simple ? Si intervention divine, il y avait, certes, mais par le seul respect de la Loi ?
Je cite :
« La loi est une parole de vie, proférée par le Dieu de vie, transmise à des prophètes vivants pour des hommes vivants. Dans toute chose qui a vie, se trouve écrite la Loi. Vous la trouverez dans l’herbe, dans l’arbre, dans la rivière, dans la montagne, dans las oiseaux du ciel, dans les poissons des lacs et des mers… dans votre souffle, dans votre sang, dans vos os, dans votre chair, dans vos entrailles, dans vos yeux, dans vos oreilles, dans les parties les plus infimes de votre corps »
Plus loin :
« Dieu et ses lois ne sont pas dans la gourmandise et dans la beuverie, pas plus qu’une vie dissipée dans les excès ou dans la luxure, encore moins dans la recherche des richesses, et surtout pas en cultivant la haine de vos ennemis ».
Suivent les conseils de Jésus aux malades venus l’implorer des les guérir :
- « Régénérez-vous et jeûnez ! ».
- « Recherchez l’air pur de la forêt ou celui des champs… Déchaussez-vous, quittez vos habits et laissez l’ange de l’air embrasser tout votre corps. Puis respirez lentement et profondément… l’ange de l’air chassera de votre corps toutes les impuretés qui les souillaient ».
- « Après l’ange de l’air, recherchez l’ange de l’eau, laissez l’ange de l’eau embrasser tout votre corps… toutes les choses impures ou malodorantes s’éloigneront de vous ».
- Puis suit le conseil d’un lavement intérieur, à l’aide d’une calebasse et d’une tige rampante : «Laissez l’eau s’écouler de votre corps, en sorte qu’avec elle soit éliminé ce qui est impur et malodorant ».
- « Et si après cela il demeure en vous encore quelques traces d’impuretés, étant donné vos péchés antérieurs, faites appel à l’ange de la lumière solaire »
- Puis viennent les conseils d’alimentation saine et végétarienne: « Ne tuez ni hommes ni bêtes et ne détruisez pas les aliments que vous portez à votre bouche, car si vous mangez des aliments vivants, ceux-là vous vivifieront ; mais si vous tuez pour obtenir votre nourriture la chair morte vous tuera à votre tour. Car la vie procède seulement de la vie, et de la mort ne sort toujours que la mort… Ainsi, mangez tout ce qui se trouve sur la table de Dieu : les fruits des arbres, les graines et les herbes des champs, le lait des animaux et le miel des abeilles. Tout autre aliment conduit aux maladies et à la mort… Et lorsque vous mangez, ne mangez jamais jusqu’à satiété… »
- Suivent les conseils de repas pas trop fréquents, de consommation d’aliments de production locale et au rythme des saisons « Dés le début du mois de Ijan (Mai) mangez de l’orge, durant le mois de Sivan (Juin), mangez du froment ».
Ainsi, hérité des traditions esséniennes, le message d’Amour transmis par le Christ aurait été un message de partage et d’égalité, mais aussi le principe même d’Hippocrate : « Que ta nourriture te soit médecine, et que ton aliment te soit médicament », accompagné d’hydrothérapie, de bains d’air et de lumière, de bio jardinage, de consommation raisonnable, raisonnée, de produits de proximité, tout ce que le mouvement hygiéniste avait compris, nous avait transmis, tout ce dont des soifs de profit nous ont éloignés et vers lesquels nous n’avons aujourd’hui pas d’autre choix que de revenir, si l’on veut que « demain » soit un mot qui ait un sens pour nos enfants et petits enfants.
Les traditions esséniennes représentent une synthèse des apports des différentes cultures de l'antiquité.
Edmond-Bordeaux Székely s'y est concentré car il les a considérées comme une grande valeur pratique pour l'homme moderne.
Elles représentent pour nous une voie alternative à l'utilitarisme technologique caractéristique de la civilisation contemporaine, un enseignement valide et
pratique mettant à profit toutes les sources d'énergie, d'harmonie et de connaissance qui sont tout autour de nous.
Elles nous donnent des valeurs de référence immuables, à une époque où la vérité semble se dissoudre dans des concepts en perpétuel mouvement. La névrose et
l'insécurité qui en résultent pourraient être efficacement combattues par un retour vers les enseignements esséniens, qui offrent une garantie d'équilibre et d'harmonie.
Fondateur des Editions Vivre en Harmonie, Raymond Dextreit est né en 1908.
Bien malgré lui, il a quitté l’école à 11 ans, après son certificat d’études. Adulte, des épreuves douloureuses qui le confrontent
personnellement aux limites de la médecine officielle le conduisent à entreprendre des recherches en direction des méthodes de soins naturels qu'il ne cessera dès lors d'approfondir pour le plus
grand bonheur de 4 générations bénéficiant aujourd'hui des bienfaits de sa méthode.
Un de ses premiers livres : « Vivre Sain » fait référence à près de 200 auteurs, médecins ou chercheurs. C’est donc sur
une base solide que la Méthode Harmoniste a été édifiée. L’alimentation végétarienne est ainsi présentée comme un élément essentiel de votre santé,
et de solidarité universelle.
Son engagement lui a valu l'honneur de se voir décerner le Prix de la Paix en 1989, au titre des Médecines
naturelles par l'Académie diplomatique de la Paix à Bruxelles. Du Canada à la Belgique, de l'Afrique à la Suisse, beaucoup connaissent Raymond
Dextreit et son livre phare: « L'Argile qui guérit » ou encore «La Méthode Harmoniste ».
Raymond Dextreit était un humaniste et un précurseur.
Déjà avant les années 50, il prévoyait que l’emploi des engrais allait s’intensifier et déséquilibrer la nature des sols,
conduisant ainsi à leur utilisation de plus en plus intense.
Il pensait donc qu’il fallait rester proche de la nature, et être à son écoute. De
prestigieux aînés ont été ses modèles et ont guidé son approche pour un autre mode de vie : le Docteur Carton, l’éminent biologiste Dr Leclerc, Henri Charles Geffroy entre
autres.
Ce n’est pas un cliché de dire qu’il avait déjà raison. Toutes les
aberrations qui ont été perpétrées en vue de profit nous le démontrent chaque jour.
Texte écrit en 1972:
"On ne peut pas ne pas remarquer cette sorte de fascination que semble exercer la viande. On a essayé de démontrer tous les défauts de la consommation de la viande; on a constaté que l'on pouvait vivre, et même mieux vivre, avec autre chose que les protéines de la viande: des sources de protéines moins onéreuses, moins dangereuses ne manquent pas (produits laitiers, céréales, légumineuses, etc.). Et de divers côtés, des médecins mettent en gardent. Or on s'aperçoit que la consommation de viande, tout au moins dans les pays à haut niveau de vie, ne cessent de croitrent.
Phénomène curieux, quand on parle du degré de prospérité d'un pays, on l'évalue avant tout à la quantité de viande consommée par habitant.
...
On a recours à mille artifices pour masquer l'aspect et le goût de la viande. Car personne n'a envie de manger un de ces morceaux sanguinolents que l'ont voit dans le réfrigérateur ou à l'étal du boucher. Tout concourt à faire de la viande et de ses dérivés des produits trop facilement consommables. Pourtant, il semble que l'organisme humain ne soit pas tellement prédisposé à l'élaboration des aliments carnés: avec des dents plates, un mouvement latéral, la machoire humaine est conditionnée comme une meule qui peut broyer des graines. On peut aussi remarquer que plus on approche de l'herbivorisme, plus le canal digestif est long, et plus court vers le carnivorisme. Le foie de l'herbivore et du végétarien est différent de celui du carnivore. Il ne charrie pas un volume de sang semblable. C'est pourquoi il est difficle d'admettre que l'on peut-être à la fois végétarien et carnivore, en déclarant que l'homme est omnivore; parce que les fonctions ne sont pas les mêmes. Cet aspect intermédiare est difficilement explicable. D'ailleurs, un animal carnivore peut digérer non seulement la chair, mais il utilise tout: les os, la peau, les poils, les plumes; il ne choisit pas. De même, il recherche la chair en voie de décomposition...
Initialement, l'être humain n'était pas carnivore, et il ne l'est devenu que devant certaines circonstances, certaines nécessités (disettes etc.). Sans doute, à la suite de pénuries, il a imité les animaux carnivores qu'il a vus manger de la chair. Ce fut un acte de simple survie.
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